Avec le soutien du Ministère de
la Communauté française

Faire rimer mobilité avec ruralité

Vivre à la campagne, c’est génial, quand on reste chez soi. Une fois qu’il faut sauter la clôture – pour aller à l’école, travailler, faire ses courses -, c’est une autre paire de manches ! Parfois, rien qu’aller acheter un pain représente une épreuve. Autrefois, chaque hameau comptait un boulanger, un boucher, une épicerie, un bureau de poste, mais maintenant ? Les distances s’allongent cependant que l’offre de transports en commun diminue ou disparaît. En conséquence, les habitants des campagnes ont massivement recours à la voiture. Les uns se privent de certains biens pour pouvoir acheter l’indispensable auto et financer son carburant. Tandis que les autres, ceux qui ne peuvent acquérir la sacro-sainte automobile, se retrouvent exclus du marché du travail et des services, notamment. Inacceptable !

D’un côté, l’automobile, dont le confort n’a d’égal que son prix et son empreinte écologique. De l’autre, des régions parfois isolées qu’il est impossible de relier à toute heure en transports en commun. Comment faire rimer mobilité et ruralité, dans l’esprit du développement durable ?

La clé de voûte de la mobilité durable est la solidarité. Nous devons penser "collectif" et plus "personnel".
Aujourd'hui, nous sommes constamment dans ce dilemme car le progrès et la société de consommation nous poussent toujours vers plus d'individualisme: téléphone personnel, tv personnelle, ordinateur personnel (le fameux PC), voiture personnelle, ...
Nous habitons pourtant tous sur la terre: pourriez-vous vivre sans tenir compte des personnes résidant sous votre toit? Nous en sommes pourtant là: nous vivons chaque jour sans nous préoccuper de nos contemporains qui respirent le même air, partagent nos routes, habitent nos villages et nos villes.
Le covoiturage, et tous les déplacements partagés, c'est de la solidarité à l'état pur. Il constitue par ailleurs une solution légère, économique, facile et souple aux problèmes de mobilité, de pollution et de coûts. Pourquoi s'en priver ?